structures de pions

Aux échecs, la structure de pions (parfois connue sous le nom de squelette de pions) est la configuration des pions sur l’échiquier. Les pions étant les pièces les moins mobiles, la structure de pions est relativement statique, et détermine fortement la nature stratégique de la position.

Philidor fut le premier à reconnaître l’importance de la structure de pions. Avant lui, les pions étaient considérés comme une gêne dans le développement des pièces, que l’on pouvait sacrifier pour gagner ne serait-ce qu’un tempo.

Un pion isolé est un pion qui n’a plus de pion de son camp sur les colonnes adjacentes. Un pion isolé peut être redoutable en milieu de partie1. C’est souvent une faiblesse en finale, car il est difficile à défendre.

Ce pion isolé crée certains avantages : il peut se transformer en pion passé2, il permet, s’il est central, de contrôler des cases importantes2, il peut servir à attaquer la chaîne de pions adverse2, son isolement permet souvent aux tours d’occuper les deux colonnes ouvertes ou semi-ouvertes qui lui sont adjacentes2 (colonnes e et g dans le diagramme). Une fois que ce pion est suffisamment avancé (à partir de la cinquième traverse pour les Blancs), il permet de rendre les pièces de son camp plus actives2 ouvrant souvent une diagonale à un fou ou de servant d’avant-poste à un cavalier3.

La case située juste devant un pion isolé est en général une bonne case pour l’adversaire qui peut y placer une de ses pièces où elle sera protégée des attaques des tours adverses, permettant ainsi de bloquer le pion3. La technique de lutte contre un pion isolé, selon Jeremy Silman2, est de commencer par l’échange des pièces légères, afin qu’elles ne puissent plus soutenir le pion, puis de l’attaquer avec une tour située sur la même colonne face à lui, tour soutenue par derrière par une dame, rendant « insoutenable » la pression sur ce pion.

Des pions doublés désignent deux pions de la même couleur sur une même colonne. Cette disposition résulte obligatoirement d’une prise par un des pions. Les pions triplés et quadruplés (ou plus) sont théoriquement possibles, mais rarissimes en pratique.

Faiblesse des pions doublés

En règle générale, les pions doublés sont une faiblesse. En effet, ils sont moins mobiles, et ne peuvent se défendre l’un l’autre. En cas d’attaque, c’est en général le pion doublé le plus avancé qui se révèle le plus vulnérable. En finale, une majorité de pions comportant des pions doublés sera plus difficile à valoriser qu’une majorité de pion intacte. Ainsi, dans le deuxième diagramme, les Blancs peuvent aisément se créer un pion passé au centre en avançant les pions e et f. Pour les Noirs, en revanche, la majorité de pions à l’aile dame est aisément bloquée.

Dans certaines ouvertures, l’un des camps inflige rapidement à l’adversaire des pions doublés (généralement en échange de la paire de fous). Par exemple dans la défense nimzo-indienne ou la variante Winaver de la défense française, les Noirs, par l’échange Fb4xç3 infligent des pions doublés aux Blancs. Dans la Variante d’échange de la partie espagnole, ce sont les Blancs qui cèdent la paire de fous pour obtenir la structure de pions du diagramme.

 Compensations offertes par des pions doublés

Les désavantages statiques d’un doublement des pions sont souvent compensés par des contreparties dynamiques. Dans les exemples tirés des ouvertures citées ci-dessus, le camp qui s’est vu infliger des pions doublés obtient en compensation la paire de fous et une plus grande mobilité due à l’ouverture de lignes supplémentaires.

Le doublement des pions entraîne en effet l’ouverture de colonnes.

En outre, des pions doublés centraux peuvent permettre un meilleur contrôle du centre.

Un pion passé est un pion qui n’est plus gêné dans son avance vers la 8e rangée par un pion adverse, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de pion adverse devant lui, ni sur la même colonne, ni sur une colonne adjacente. Les pions passés sont un avantage car seules les pièces adverses peuvent empêcher sa promotion.

 

Un pion passé qui est protégé par un pion de la même couleur est appelé pion passé protégé. Dans le premier diagramme de l’article, les pions sur les colonnes b et e sont des pions passés protégés. Deux pions passés ou plus qui sont sur des colonnes adjacentes sont appelés pions passés liés, et ils représentent un fort avantage. Dans le diagramme du haut, les pions blancs b et c sont des pions passés liés. Les pions blancs b et e sont des pions passés protégés. Il est souvent avantageux pour le camp qui dispose de pions passés liés de les placer sur la même rangée et de les faire avancer en tandem, ce qui rend leur blocus plus difficile.

Il arrive que des pièces mineures soient sacrifiées pour créer des pions passés. Dans l’exemple du diagramme, les Blancs misent sur le pion passé en e6 et jouent 30. Fa3 Dxa3 31. Ch5+ gxh5 32. Dg5+ Rf8 33. Dxf6+, ce qui assure la promotion du pion e. La valeur du pion passé compense le sacrifice du fou et du cavalier car il dévie la dame et au cavalier noirs. Les seules pièces qui empêchent la promotion du pion e sont la dame et le cavalier, et une fois déviés, le pion e ne peut plus être arrêté. S’il y avait eu un pion noir sur la 7e rangée pour bloquer cette avance, il aurait empêché cette combinaison1.

Un pion passé éloigné est un pion passé qui se situe sur le bord de l’échiquier ou à proximité, et est séparé des autres pions par plusieurs colonnes. Un tel pion constitue généralement un fort avantage car le roi adverse s’avère parfois incapable de couvrir les deux flancs de l’échiquier.

Un pion arriéré est un pion qui est moins avancé que ceux des colonnes adjacentes et ne peut plus bénéficier de leur protection1.

Le plus souvent, on considère un pion arriéré comme une faiblesse car d’une part, ce pion ne peut plus être défendu par un autre pion et est donc une cible pour l’adversaire et d’autre part, la case située devant lui ne pouvant être contrôlée par un pion, elle est un avant-poste idéal pour une pièce adverse.

Aaron Nimzowitsch, dans son livre Mon système a illustré cette faiblesse et expliqué les méthodes à utiliser pour l’exploiter.

Les échecs modernes tendent à relativiser l’importance de la faiblesse. Nombre d’ouvertures récentes concèdent cette faiblesse statique pour augmenter le dynamisme des pièces. L’archétype de ces ouvertures étant la variante Svechnikov.

 

Une chaîne de pions est un ensemble de pions adjacents qui se protègent mutuellement.

C’est une structure solide qui détermine pour une grand part les caractéristiques de la position.

Pour la casser, on peut attaquer la chaîne à sa base (le pion qui n’est protégé par aucun autre) ou à son sommet. Lorsqu’un camp possède une chaîne de pions, il doit l’utiliser pour attaquer. Si une chaîne de pions a son sommet sur la droite de l’échiquier, il faut attaquer à droite. Si le sommet est à gauche, il faut attaquer à gauche.

L’ouverture qui en rencontre le plus est la variante d’avance de la Française (avec un éventuel …f7-f6 rapide pour détruire la chaîne e5 d4 c3 b2).

Bibliographie

Considérations générales

Les faiblesses dans la structure de pion, comme un pion isolé, des pions doublés ou un pion arriéré et des trous, sont habituellement permanentes une fois créées. On doit donc prendre soin de les éviter (mais il existe des exceptions, comme le trou de Bolesvalsky, voir plus bas). En l’absence de ces faiblesses structurelles, il n’est pas possible de classer les structures comme bonnes ou mauvaises, beaucoup dépendra de la position des pièces. Cependant, une formation de pions détermine de façon importante la stratégie générale, indépendamment de l’ouverture qui l’a fait naître. Les formations de pions symétriques autour d’une ligne verticale (comme la chaîne e5 ou la chaîne d5) peuvent être trompeusement similaires, mais avoir des caractéristiques complètement différentes en raison de la propension au petit roque.

Des transpositions entre structures de pions arrivent fréquemment, telles l’isolani en pions pendants et réciproquement. De telles transpositions doivent être considérées avec attention et marquent un infléchissement dans la stratégie du jeu.

Principales structures de pions

Dans son livre Pawn structure chessAndrew Soltis classe les principales formations en seize catégories détaillées plus bas. Pour que la structure tombe dans l’une ou l’autre catégorie, il n’est pas indispensable que les pions soient exactement sur les mêmes cases, seulement que la nature du jeu et les thèmes essentiels soient les mêmes. Ce sont les pions du centre qui ont le plus d’influence sur la nature du jeu.

Les structures avec des attaques mutuelles de pion sont dites « tendues ». Elles sont d’ordinaire instables et ont tendance à transposer dans une structure stable avec une poussée de pion ou un échange. Le jeu est souvent centré autour de la transition dans des circonstances favorables. Par exemple, dans le gambit dame refusé, les Noirs attendent que les Blancs développent leur fou f1 pour effectuer la capture d5xc4, transposant dans une formation slave (voir plus bas)

Formation Caro

  • Ouvertures:
  • Type : jeu lent
  • Thèmes pour les Blancs : poste avancé en e5, avantage d’espace sur l’aile roi, poussée d4-d5, possibilité d’une majorité sur l’aile dame en finale (typiquement après l’échange du pion blanc d contre le pion noir c)
  • Thèmes pour les Noirs : faiblesse du pion d4, poussées c6-c5 et e6-e5. La première est habituellement préférable et plus facile à réaliser pour les Noirs.
 Formation slave
  • Ouvertures :
  • Type : jeu lent
  • Thèmes pour les Blancs : pression sur la colonne c, faiblesse du pion Noir c (après b7-b5 ou bien d4-d5xc6 en réponse à e6-e5), la poussée d4-d5.
  • Thèmes pour les Noirs : poussées e6-e5 et c6-c5

Formation de Scheveningue (à centre retenu)

  • Ouvertures :
  • Type : complexe, dynamique, milieu de jeu aigu
  • Thèmes pour les Blancs : pression sur la colonne d, avantage d’espace, poussée e4-e5 (souvent préparée par f2-f4), poussée f2-f4-f5, attaque sur l’aile roi g2-g4-g5 (voir attaque Kérès)
  • Thèmes pour les Noirs : pression sur la colonne c, attaque de minorité (et contre-jeu en général) sur l’aile dame, pression sur les pions blancs en e4 ou e5, poussées d6-d5, e6-e5 avec transposition dans un trou de Boleslavski

Il n’est pas prudent pour les Blancs d’échanger une pièce en c6 en permettant la recapture bxc6, parce que la phalange de pions centraux noirs devient très forte.

 Formation du dragon
  • Ouvertures :
  • Type : soit un jeu extrêmement aigu avec des roques opposés, ou bien un jeu aigu avec des roques du même côté. La variante du dragon exige une très bonne connaissance des variantes pour un jeu correct. C’est particulièrement vrai dans l’ attaque yougoslave dans laquelle les Blancs jouent Fe3, f3, Dd2 et O-O-O. Il existe d’autres variantes, telles le dragon classique où les Blancs jouent Fe2 et O-O, l’attaque Tal qui consiste à jouer Fc4 et O-O, et la défense en fianchetto où les Blancs jouent g3 et O-O; ces variantes moins courantes mènent à des positions moins tactiques.
  • Thèmes pour les Blancs : poste avancé en d5, attaque sur l’aile roi (soit avec f2-f4-f5 avec petit roque noir, ou h2-h4-h5) avec grand roque, faiblesse des pions de l’aile dame noire en finale.
  • Thèmes pour les Noirs : pression sur la grande diagonale, contre-jeu sur l’aile dame, exploitation des pions trop avancés sur l’aile roi en finale.

Étau de Maróczy

  • Ouvertures principale : défense siciliennesystème Maroczy
  • Type : jeu semi-ouvert
  • Thèmes pour les Blancs : Cd4-c2-e3, fianchetto d’un ou des deux fous, le saut de Marco (Cc3-d5, suivi par e4xd5 avec une très forte pression sur la colonne e), attaque de l’aile roi, poussées c4-c5 et e4-e5,
  • Thèmes pour les Noirs : poussées b7-b5, f7-f5 (en particulier avec un fou roi en fianchetto), d6-d5 (préparé par e7-e6)

L’étau de Maróczy, a une redoutable réputation. On pensait autrefois que permettre l’étau donnait toujours aux Blancs un avantage significatif. En effet, si les Noirs ne réalisent pas rapidement une poussée libératoire, les pièces vont suffoquer. Cependant, la formation prend du temps à mettre en place et limite l’activité du fou roi blanc, ce qui peut donner du temps aux Noirs pour la poussée.

 Trou de Boleslavski
  • Ouverture :
  • Type : jeu ouvert et dynamique
  • Thèmes pour les Blancs : prendre le contrôle du trou d5, exploiter le pion arriéré d6, poussée f2-f4
  • Thèmes pour les Noirs : poussée d6-d5, attaque de minorité à l’aile dame, case c4,

L’idée que les Noirs créent délibérément un trou en d5 et doivent ensuite se battre pour l’égalité est paradoxale. Le jeu est axé sur la case d5 : les Noirs doivent jouer très précisément ou les Blancs vont placer un cavalier à demeure en d5 et obtenir un avantage de position important. Les Noirs égalisent presque toujours s’il peuvent réaliser la poussée d6-d5, et peuvent même obtenir un jeu légèrement meilleur. Les Noirs ont deux options pour le fou dame : e6 ou b7 (après a7-a6 et b7-b5). Contrairement à l’habitude dans les positions ouvertes, les fous ont tendance à être inférieurs aux cavaliers en raison de l’extrême importance de la case d5 : les Blancs échangent fréquemment Fg5xf6 et les Noirs préfèrent abandonner leur fou dame plutôt qu’un cavalier pour échanger le cavalier blanc qui parviendrait en d5.

Quand les blancs choisissent le grand roque, les Noirs retardent le roque car le roi est en sécurité au centre.

 Chaîne d5
  • Ouvertures :
  • Type : jeu fermé avec activité sur les flancs opposés
  • Thèmes pour les Blancs : avantage d’espace important sur l’aile dame, poussée c2-c4-c5 (éventuellement préparée avec b2-b4), prophylaxie avec g2-g4 (après f2-f3), poussée f2-f4
  • Thèmes pour les Noirs : attaque sur l’aile roi, poussées f7-f5, g7-g5-g4 (après f2-f3), c7-c6, prophylaxie avec c7-c6 ou c7-c5, transposant dans une formation Benoni complète

La chaîne survient dans un nombre d’ouvertures variées, mais le plus couramment dans les variantes de la défense est-indienne qui ont fait l’objet d’analyses poussées. Le thème est une course pour une percée sur les flancs opposés, les Noirs doivent tenter une attaque rapide sur l’aile roi avant que les pièces blanches ne pénètrent de façon dévastatrice par la colonne c. On pensait que cette formation était favorable aux Blancs jusqu’à une partie d’école entre Taimanov et Najdorf au Tournoi des candidats de Zurich 1953, dans laquelle les Noirs introduisent la manœuvre Tf8-f7, Fg7-f8, Tf7-g7. Quand la formation est issue d’une partie espagnole, le jeu est beaucoup plus lent, le temps est de moindre importance et est employé à des manœuvres de pièces de part et d’autre, les Noirs se préoccupant de la poussée c7-c6 et les Blancs tentant habituellement un jeu sur l’aile roi avec la poussée f2-f4.

 Chaîne e5
  • Ouverture : défense française
  • Type : fermé ou semi-ouvert mais aigu
  • Thèmes pour les Blancs : attaque de mat sur l’aile roi, poussée f2-f4-f5
  • Thèmes pour les Noirs : échanger le fou dame cloîtré, poussées c7-c5 et f7-f6

En raison de l’avantage d’espace et de développement des Blancs sur l’aile roi, les Noirs doivent créer du contre-jeu pour éviter de se faire mater. Les débutant se font souvent surprendre par un sacrifice de fou en h7. L’attaque de la tête de la chaîne de pions avec f7-f6 arrive aussi fréquemment que l’attaque par la base, parce qu’il est plus difficile aux Blancs de défendre la tête de la chaîne qu’avec la chaîne d5. En réponse à exf6, les Noirs acceptent le pion arriéré e6 en échange de la libération de leur position (l’ouverture de la diagonale b8-h2 et la colonne semi-ouverte) et la possibilité d’une poussée e6-e5 future. Si les Blancs échangent d4xc5, la formation est dite en coin. Les Blancs obtiennent un avant-poste en d4 et la possibilité d’exploiter les cases noires tandis que les Noirs ont un pion avancé en e5 comme cible.

Formation Rauzer de la défense est-indienne

Le reste du texte se base sur la formation avec l’inversion des couleurs

  • Type : jeu semi-ouvert
  • Thèmes pour les Blancs : faiblesse d6, poussée c4-c5, diagonale a3-f8, avancée des pions de l’aile dame
  • Thèmes pour les Noirs : faiblesse en d4, diagonale a1-h8, case f4, attaque sur l’aile roi, échange des pièces pour le passage dans une finale supérieure.

La formation a été introduite par Vsevolod Rauzer dans la partie espagnole. Elle peut aussi survenir avec les couleurs inversées dans la même ouverture, bien que cela soit rare.

On considère qu’elle donne aux Noirs d’excellentes chances, car le trou d6 est bien moins grave que d4 chez les Blancs. Si le fou roi des Noirs est en fianchetto, il est courant de le voir revenir sur sa case initiale f8 pour contrôler les cases vitales c5 et d6, ou pour échanger le fou dame des Blancs qui défend le trou.

La formation Rauzer est souvent mal jugée par les novices. Dans le diagramme de gauche, il semble que les Blancs aient un avantage de développement tandis que la position des Noirs est remplie de trous. En réalité, les Noirs sont beaucoup mieux, parce que les Blancs n’ont pas de possibilité réelle d’améliorer leur position tandis que les Noirs peuvent exploiter la case d41.

 Mur de Boleslavski
  • Ouverture :
  • Type : jeu semi-ouvert, développement lent
  • Thèmes pour les Blancs : faiblesse en d6, poussées e4-e5 et c4-c5, attaque de minorité avec b2-b4-b5
  • Thèmes pour les Noirs : attaque des pions e4 et c4, poussées d6-d5 et f7-f5, jeu sur l’aile dame avec a7-a5-a4

Le mur est encore une autre structure qui laisse les Noirs avec un pion d faible, mais empêche aux Blancs de contrôler le centre et donne aux Noirs un jeu de pièces actif et l’opportunité de jouer sur l’un ou l’autre flanc.

 Gambit dame avec pion dame isolé
La formation isolani

Le pion d isolé est parfois appelé isolani.

  • Ouvertures :
  • Type : jeu ouvert
  • Thèmes pour les Blancs : poussée d4-d5, sacrifice de l’isolani, avant-poste en e5 et c5, attaque sur l’aile roi
  • Thèmes pour les Noirs : blocus de l’isolani, échange de pièces pour une finale supérieure.

L’isolani aboutit à un jeu vif autour de la case d5. Si les Noirs peuvent bloquer le pion, leurs forces positionnelles et les menaces d’échanges leur donnent l’avantage. Sinon, la menace d4-d5 est permanente, et l’isolani peut parfois être sacrifié pour permettre aux pièces blanches une attaque dévastatrice. Kasparov est réputé pour ce sacrifice spéculatif d4-d5.

 Gambit dame avec pions pendants
La formation avec pions pendants
  • Ouvertures :
  • Thèmes pour les Blancs : poussée avec ouverture de ligne au centre, attaque sur l’aile roi
  • Thème pour les Noirs : forcer une avance de pions et blocus de la paire, conversion en isolani

Comme l’isolani, les pions pendants sont une faiblesse structurelle et ne doivent pas être créés à moins qu’ils soient compensés par une meilleure position des pièces. Les Noirs vont tenter de forcer une avancée de pion adverse. Si les Noirs peuvent créer un blocus permanent, la partie est gagnée positionnellement. D’autre part, les Blancs tentent de maintenir les pions tels quels et de lancer une attaque sur l’aile roi, exploitant leur meilleur contrôle du centre. Il existe d’autres thèmes pour les Blancs à base de possibilités tactiques et d’ouverture de ligne au centre.

Gambit dame orthodoxe

  • Ouverture :
  • Type : jeu semi-ouvert
  • Thèmes pour les Blancs : attaque de minorité, poussée e3-e4
  • Thèmes pour les Noirs : avant-poste en e4, attaque sur l’aile roi
 Formation Panov
  • Ouvertures :
  • Type : jeu semi-ouvert, dynamique
  • Thèmes pour les Blancs : exploitation des cases noires, majorité sur l’aile dame en finale avec un pion avancé
  • Thèmes pour les Noirs : avant-poste en e4, attaque sur l’aile roi, pion blanc avancé, poussées e6-e5 et b7-b5
 Formation Stonewall

Les joueurs doivent réfléchir soigneusement à la façon dont ils recapturent sur les cases e4/e5, car cela brise la symétrie de la structure et crée des subtilités stratégiques.

Bibliographie

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